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Dans le monde entier, la disparition forcée reste un phénomène très largement répandu. Fréquemment utilisée comme stratégie de terreur par des États, dans le cadre de conflits armés internes, ou comme moyen de neutraliser oppositions ou mouvements contestataires, elle constitue une violation très grave aux droits humains. En fonction des contextes politiques et géopolitiques, les disparitions forcées sont (ou ont été) généralisées ou systématiques, ce qui, au regard du droit international pénal, les qualifient de crimes contre l’humanité. En outre, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées dispose que les proches et familles de personnes disparues sont également considérées comme des victimes. En effet, pour les familles, les conséquences d’une disparition forcée sont nombreuses, et se déclinent sur les plans économique, juridique, administratif, social et, bien évidemment affectif et psychologique. Être privé de la vérité, ne pas savoir ce qui est arrivé à un être cher, est l’une des pires violences qui soit. Ne pas connaître le sort qui est réservé à une personne ou l’endroit où elle se trouve est l’un des éléments constitutifs de la disparition forcée.

La Vérité constitue un préalable à la justice, pour lutter contre l’impunité, reconstruire une société et garantir à tous ses citoyen.nes des garanties de non-répétition des crimes. En faisant retrouver aux victimes leur voix, leur identité et leur histoire, la Vérité devient moteur de transformation sociale pour permettre aux sociétés de surmonter les traumatismes collectifs et de s'engager sur la voie de la pleine réalisation d’un État de droit. Ainsi, dans le cadre de la journée internationale pour le droit à la vérité en ce qui concerne les graves violations aux droits humains et la dignité des victimes, la FEMED a organisé une conférence avec Patricia Naftali, Gilles Manceron et Berivan Firat.