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LIBYE : Communiqué presse FEMED.


La Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) condamne vivement la répression qui sévit en Libye, plus forte ces derniers jours et notamment lors des manifestations pacifiques organisées le 17 février partout dans le pays. Dans la ville de Benghazi, le 16 février dernier, des centaines de personnes sont descendues dans la rue pour manifester pacifiquement suite à l’arrestation de deux membres de la commission des victimes d’Abou Salim.

En 1996, dans la prison d’Abou Salim de cette même ville, a été perpétré un massacre qui a fait 1200 victimes. Selon notre association membre, Human Rights Solidarity, (association libyenne installée en Suisse), de nombreux militants politiques ont été arrêtés et de nombreuses personnes ont été blessées lors ces manifestations. Par ailleurs, 13 personnes auraient été tuées par des snipers postés sur des toits lors d’affrontements avec les forces de l’ordre dans le pays. A l’instar des peuples Egyptiens et Tunisiens, qui par des mouvements exemplaires, ont permis de faire chuter les dictatures en place, le peuple libyen souhaite aujourd’hui pouvoir exercer son droit à la liberté d’expression et son droit de manifester pacifiquement et faire entendre ainsi ses revendications.

La FEMED rappelle que le droit des libyens à s’exprimer librement à travers des manifestations pacifiques est un droit fondamental. Dans ce pays où les droits de l’homme sont sans cesse bafoués et la liberté d’expression quasi-inexistante, la FEMED apporte tout son soutien au peuple libyen et à toutes les organisations libyennes de défense des droits de l’homme.

La FEMED condamne avec force la répression qui s’est abattue sur les manifestants et exhorte les autorités libyennes à ne pas faire usage de la force contre les manifestants pacifiques.

Le 17 février 2011 - Communiqué de presse.

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