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Rassemblement en mémoire de Mehdi Ben Barka


Mehdi Ben Barka - Pour la Vérité et la Justice

52 ans après l'enlèvement du leader marocain Mehdi Ben Barka, la FEMED ainsi que d'autres associations militantes des droits de l'Homme, appellent à un rassemblement en sa mémoire le dimanche 29 octobre, boulevard Saint Germain à Paris.

PLAINTE DE MILOUD TOUNZI (CHTOUKI)

Dans le cadre de la procédure liée aux plaintes pour « diffamation publique » déposées par l'ancien agent marocain, membre des services secrets marocains (CAB 1) Miloud Tounzi (Chtouki), Me Maurice Buttin et Bachir Ben Barka seront amenés à comparaître devant le Tribunal correctionnel. Patrick Ramaël (avant-dernier juge d’instruction en charge du dossier), Joseph Tual (journaliste à France Télévisions), Frédéric Ploquin (journaliste à Marianne) et Marc Baudriller (journaliste écrivain) sont également concernés par ces plaintes.

Dès les procès des ravisseurs de Mehdi Ben Barka devant la Cour d’Assises de la Seine en 1966 et 1967, le nom de Miloud Tounzi a été associé à celui de Chtouki. Depuis, aussi bien dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte à Paris que dans de nombreuses publications tant au Maroc qu’en France et, également, lors de son audition par l’Instance Equité et Réconciliation à Rabat en 2005, l’identification entre Miloud Tounzi et Chtouki est devenue un fait établi.

Aujourd’hui, au lieu de contribuer à faire connaître la vérité, Miloud Tounzi (et ceux qui le soutiennent) a préféré porter plainte. En usant de tels procédés d’intimidation, ils pensent, décourager la famille Ben Barka et son avocat, ainsi que tous ceux qui aspirent à la vérité et à la justice, de poursuivre le travail acharné, entamé il y a presque 52 ans, pour connaître les circonstances exactes de la disparation du leader marocain. Pour faire échec à ces basses manœuvres, la mobilisation de tous est nécessaire.

DERNIÈRE LEVÉE DU SECRET-DEFENSE

Quelques jours seulement avant la fin du mandat du Président François Hollande, la Commission consultative du secret de la défense nationale a donné un avis favorable pour la déclassification de 89 documents issus du SDECE adressés par le ministère de la Défense.

Après avoir analysé ces documents, on doit constater que, en fait, le ministère s'est moqué du juge d’instruction, M. Cyril Paquaux, et de la partie civile. En effet, les « fameux » 89 documents n'ont aucun rapport avec la requête du juge d’instruction qui concernait des documents saisis au siège de la DGSE en 2010 et toujours soumis au secret-défense. Il s’agit, en fait, de 89 documents qui, depuis des années sont TOUS au dossier ! On trouve même parmi ces documents des procès-verbaux de l’instruction de M. le juge Zollinger, datant de 1965 ou 1966...

Voilà comment dans la confusion des derniers jours d’un quinquennat - qui n’a en aucune façon aidé la justice à progresser - on trompe l’opinion en laissant croire qu’un geste significatif a été fait dans la recherche de la vérité.

Nous voulons avoir la naïveté de croire que cette nouvelle manifestation de la raison d’Etat relève d’une pratique politique avec laquelle la présidence de M. Macron souhaite rompre.

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