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ALGERIE : L'état d'urgence est levé, mais le rassemblement des mères de disparus demeure interdit.


Depuis le 4 août 2010, les familles de disparus sont systématiquement empêchées d’atteindre leur lieu de rassemblement habituel ; devant le siège de la CNCPPDH. Désormais, elles se donnent rendez-vous un peu plus loin, chaque mercredi matin, devant la caisse des retraites située à une cinquantaine de mètres de là, avec l’espoir de pouvoir à nouveau gagner le lieu où elles se rassemblaient depuis plus de 12 ans.

ALGERIE : N'oublions pas le rassemblement hebdomadaire interdit !


Les familles de disparus continuent inlassablement de se donner rendez-vous tous les mercredis pour tenter d’exprimer leur douleur et réclamer haut et fort la vérité et la justice. Alors chaque semaine, elles se rejoignent non loin de la Commission Nationale pour la Promotion et la protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), et affrontent la peur d’être encore une fois malmenées comme elles l’ont été à plusieurs reprises depuis le mois d’août 2010.

ALGERIE : Le Comité des droits de l'Homme réaffirme l'incompatibilité de la Charte avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.


Constatations du Comité des droits de l’Homme relatives à la Communication Daouia Benaziza examinée lors de la 99ème session du Comité des droits de l’Homme- 12-30 juillet 2010 Mme Benaziza Daouia, née Gat, a disparu en juin 1996, date à laquelle elle a été arrêtée chez elle par des agents de l’Etat. Elle était âgée de 68 ans. Depuis les autorités algériennes ont toujours nié jusqu’à son arrestation et sa famille n’a jamais pu obtenir la moindre information sur son sort.

ALGERIE : Qu'il pleuve ou qu'il vente ou sous un soleil de plomb... nous serons toujours là !


Rassemblement du mercredi 18 août 2010 Sous une pluie battante, malgré la présence des forces de l’ordre qui les attendaient, les familles de disparus n’ont pas hésité encore une fois à braver les interdits. Déterminées à défendre la place qu’elles se sont appropriées voilà 12 ans, pour que leurs revendications ne soient pas oubliées, pour qu’elles ne soient pas oubliées, les familles de disparus répondant à l’appel de l’association SOS Disparus ont une fois de plus tenté de rejoindre la place Addis Abeba.

ALGERIE : « Nous ne serons jamais fatiguées, nous ne céderons pas, nous n’arrêterons pas : jusqu’à la mort pour nos enfants ».


Très tôt ce matin, une horde d’agents des forces de sécurité s’est déployée du golf à la Place du 1er Mai, en passant par la place Addis Abeba et l’Avenue Franklin Roosevelt. Un camion de police était installé sur le lieu de rassemblement, à la place des mères de disparu(e)s, pendant que d’autres camions et voitures de police bloquaient la circulation. Tout a été savamment orchestré pour interdire l’accès des mères à leur lieu de rassemblement habituel.

ALGERIE : Intervention des gendarmes à Sos Disparus.


Les deux gendarmes, qui se sont présentés jeudi 4 février 2010, un dossier sous le bras, ont d’abord demandé si c’était ici que se trouvait « l’ONG » puis ont voulu parler avec le ou la Président(e). Cette dernière s’étant absentée, les gendarmes s’apprêtaient à remplir une convocation, avant d’hésiter, puis d’indiquer finalement qu’ils reviendraient dimanche.

ALGERIE : Interdiction et répression brutale du rassemblement des mères de disparu(e)s.


La Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) condamne l’interdiction avant-hier du rassemblement hebdomadaire des mères de disparu(e)s et déplore la violence exercée à leur encontre. Ce rassemblement est organisé depuis 12 ans par le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA) et Sos Disparu(e)s, associations membres de la FEMED.

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